hier, j'étais mal. 

je me sentais vraiment seule face à ce déchaînement de colère infantile.

même si je n'ai pas flanché, bien après je me suis sentie très très seule.

envahie par un néant de solitude. ça ne doit pas exister ça. tant pis?

un océan de rien.

j'aurais eu besoin de bras réconfortants.

j'aurais eu besoins de félicitations, d'encouragements pour les autres crises à venir.

j'aurais eu besoins de soutien d'un autre pilier de famille comme un mari, un compagnon de vie, le père, comme dans un schéma de famille classique que je ne connaitrai jamais.

hier, j'etais mal.

mais j'ai passé outre ma souffrance et ma frustration. j'ai passé outre mes sentiments et mes émotions.

je perds mes repères humains.

mon coeur se pétrifie.